Ce geste simple à table pourrait protéger le cerveau et freiner la maladie d’Alzheimer
Auteur: Adam David
Le lien inattendu entre la mâchoire et le déclin cognitif

Le rôle de la mastication dans la facilitation de la digestion constitue un fait établi de longue date dans le domaine médical. Ce mécanisme fondamental représente la toute première étape de la transformation des aliments au sein de notre organisme.
De récentes recherches relayées par la chaîne britannique BBC mettent en lumière une dimension beaucoup moins connue de ce processus physiologique. Une mastication de qualité aurait la capacité de protéger le cerveau, allant jusqu’à freiner l’apparition de la maladie d’Alzheimer au fil des années.
Le professeur Mats Trulsson, chercheur à l’Institut Karolinska en Suède, apporte un éclairage précis sur ce phénomène. « La théorie, c’est que la mastication fonctionne comme une pompe, envoyant du sang vers le cerveau », détaille le spécialiste. Cet afflux sanguin accru permet à l’organe de rester actif et d’optimiser son fonctionnement général.
Une absorption optimale des nutriments

Parmi les multiples avantages prouvés par la recherche, l’impact sur l’assimilation alimentaire occupe une place centrale. Prendre le temps de broyer mécaniquement chaque bouchée prépare efficacement le terrain pour l’ensemble du système digestif.
Le corps parvient ainsi à assimiler beaucoup plus facilement ce que vous mangez. Cette meilleure absorption des nutriments garantit que les vitamines, minéraux et oligo-éléments ingérés sont réellement exploités par le métabolisme humain.
Une sensation de satiété prolongée

Le rythme auquel un individu consomme son repas influence directement la perception physiologique de la faim. Le fait de mastiquer longuement entraîne une satiété prolongée à l’issue du repas.
Concrètement, vous ressentez la sensation d’être rassasié sur une durée beaucoup plus étendue. Ce mécanisme naturel aide l’organisme à réguler ses besoins énergétiques sans nécessiter d’efforts particuliers au cours de la journée.
Une diminution notable du stress et de l’anxiété

L’acte de mâcher ne limite pas son rayon d’action à la simple sphère digestive ou nutritionnelle. Les observations cliniques ont identifié des bénéfices clairs sur l’état psychologique des individus prenant le temps de s’alimenter.
Une mastication appliquée engendre moins de stress et d’anxiété au quotidien. Le mouvement rythmique et régulier des mâchoires semble agir comme un apaisement mécanique sur le système nerveux central.
Une concentration accrue et mesurable scientifiquement

Le quatrième avantage prouvé réside dans une meilleure concentration, un élément mesurable concrètement par les spécialistes. Pour étayer cette affirmation, la science s’appuie sur des données statistiques massives recueillies à l’échelle continentale.
Une grande étude a été menée auprès d’une cohorte impressionnante de plus de 28 500 Européens âgés de 50 ans et plus. Les conclusions de ces travaux ont révélé quelque chose de particulièrement frappant concernant les habitudes à table des participants.
Les personnes qui mâchent bien leurs aliments obtiennent systématiquement de meilleurs résultats lors des tests de mémoire et de calcul. Autrement dit, mâcher correctement ses aliments ne fait pas que faciliter la digestion, l’action aurait un effet concret sur le fonctionnement cognitif.
Dentition, prévention de la démence et conseils pratiques

La santé bucco-dentaire entretient un lien direct avec les facultés intellectuelles, à tel point que la perte de dents est aujourd’hui associée à un risque accru de démence. Face à ce constat, Mats Trulsson mène actuellement un essai clinique visant à vérifier si le fait de remplacer les dents manquantes par des implants peut améliorer la fonction cérébrale des patients.
Le chercheur suédois se montre très attentif face aux perspectives offertes par ces travaux médicaux. « Ne serait-il pas formidable de pouvoir réhabiliter le cerveau en réhabilitant la dentition ? » s’interroge le professeur de l’Institut Karolinska.
Malgré l’importance de ces découvertes, il n’y a pas besoin de compter ses mastications pour autant lors du repas. Le chercheur néerlandais Andries van der Bilt préconise une approche naturelle. « Mâchez normalement, jusqu’à ce que vous soyez prêt à avaler », conseille le scientifique, avant de conclure par une recommandation simple : « Profitez simplement de votre repas. »
Selon la source : tvanouvelles.ca