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Pourquoi personne n’est retourné sur la Lune depuis 50 ans ? selon un ancien dirigeant de la NASA
Crédit: Bridenstine lors de la cérémonie de retour des astronautes de SpaceX Demo-2 en 2020. Robert Markowitz — flickr via wikimedia public domaine

Le long silence lunaire

lanature.ca (image IA)

Depuis plus de cinq décennies, aucun être humain n’a posé le pied sur la surface lunaire. Bien que nous ayons assisté à des avancées technologiques colossales au fil des années, le vide spatial semble avoir été déserté par les missions habitées de longue distance.

Le commandant d’Apollo 17 de la NASA, Eugene Cernan, reste à ce jour la dernière personne à avoir marché sur la Lune. Cet événement historique remonte à l’année 1972 et, de manière surprenante, personne n’a marché dans ses traces depuis cette époque lointaine.

Face à cette absence prolongée, il pourrait paraître logique d’attribuer cette pause à des restrictions technologiques ou à un simple manque de ressources. Pourtant, la véritable explication se trouve bien loin des considérations purement techniques et scientifiques, comme l’a confirmé une ancienne figure de l’agence spatiale.

L’explication politique selon la NASA

Bridenstine lors de la cérémonie de retour des astronautes de SpaceX Demo-2 en 2020.
Robert Markowitz — flickr via wikimedia public domaine

C’est un ancien administrateur de la NASA qui a officiellement balayé les hypothèses liées aux limitations technologiques. Jim Bridenstine, qui a occupé ce poste de direction pendant un peu moins de trois ans, a abordé frontalement cette question lors d’une intervention publique.

S’exprimant devant les journalistes en 2018, il a révélé que la stagnation de l’exploration lunaire habitée s’expliquait uniquement par la politique. Ses mots ont mis en lumière les véritables freins institutionnels de l’agence spatiale américaine.

« Si ce n’était pas pour le risque politique, nous serions sur la Lune en ce moment », a déclaré l’ancien dirigeant. Il a ensuite complété son propos en affirmant : « En fait, nous serions probablement sur Mars. Ce sont les risques politiques qui ont empêché que cela se produise ». Il a également précisé : « Le programme a pris trop de temps et il coûte trop d’argent. »

Le renouveau avec la mission Artemis II

credit : lanature.ca (image IA)

Malgré ces décennies d’attente, il semble que des mesures soient désormais prises dans la bonne direction suite aux derniers développements dans le domaine des voyages spatiaux. Le lancement de la mission Artemis II marque une étape décisive dans cette nouvelle ère de l’exploration extraterrestre.

Cette expédition a pour but d’envoyer la première mission avec équipage autour de la Lune. Elle prépare le terrain de manière concrète pour Artemis III, une mission ultérieure qui a pour ambition de ramener enfin des humains sur le sol lunaire.

Le mercredi 1er avril, quatre astronautes se sont envolés vers l’espace à bord du vaisseau spatial Orion. L’équipage, composé de Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Kock et Jeremy Hansen, doit passer un total de 10 jours dans l’espace pour mener à bien cette première phase.

Des objectifs scientifiques ambitieux

lanature.ca (image IA)

Pendant la durée de leur mission, les quatre explorateurs ont un programme de vol particulièrement chargé. L’un de leurs espoirs est de réussir à capturer une vue de la face cachée de la Lune, une région qui n’a encore jamais été vue sur caméra.

En plus de cette observation photographique inédite, le voyage permet de tester des technologies cruciales. Ces essais techniques sont absolument nécessaires pour préparer les futurs voyages vers Mars et garantir le succès de l’exploration spatiale à long terme.

Le suivi du trajet par la NASA indique une progression soutenue. Le samedi 4 avril, les enregistrements montraient que le vaisseau spatial se trouvait plus proche de la Lune que de la Terre, l’équipage espérant atteindre sa destination le lundi 6 avril, selon les données de l’agence.

Le témoignage vertigineux de l’espace

Jeremy Hansen, candidat astronaute de l’Agence spatiale canadienne, promotion 2009 via Robert Markowitz — spaceflight.nasa.gov/ public domaine

Jeremy Hansen, qui se trouve être le seul Canadien de l’équipage, a partagé ses impressions sur la façon dont la mission se déroulait jusqu’à présent. Lors d’une conférence de presse tenue depuis l’espace, il a décrit ses sensations lors d’une manœuvre orbitale complexe.

Il a raconté le moment où ils sont revenus vers la Terre pour une manœuvre d’injection. « Lors de notre premier jour dans l’espace, nous avons vu des choses extraordinaires. La Terre de près. Au moment où nous avons fait une petite sieste et nous nous sommes levés, la Terre était de nouveau si loin », a-t-il déclaré.

Poursuivant l’explication de cette trajectoire elliptique, il a ajouté : « Ensuite, pour faire ce transit ou cette injection, nous sommes revenus jusqu’à la Terre ». Pour illustrer les distances, il a précisé : « Nous étions là-bas à 60 000 km, nous sommes revenus à moins de 200 km de la planète, et c’était juste comme si nous tombions du ciel pour retourner sur Terre. »

Selon la source : indy100.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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