Pourquoi le FBI a secrètement enquêté sur Bigfoot — et la vérité brutale qu’il a découverte
Auteur: Mathieu Gagnon
Les archives secrètes du FBI et le mystère de leur publication
Le « Vault » du FBI, ou la salle de lecture électronique de l’agence, constitue un espace numérique où le temps semble suspendu. Cette bibliothèque, régie par la loi sur la liberté de l’information (FOIA), héberge des milliers de dossiers autrefois scellés ou enfouis pendant de longues périodes. Ces archives retracent le parcours de célébrités, de criminels, de politiciens et d’autres personnes d’intérêt, très célèbres et décédées.
Tous ces documents sont exposés pour une consultation publique gratuite. Il est fréquent de se retrouver soudainement à scruter des rapports concernant des personnalités allant d’Al Capone à Anna Nicole Smith pendant trois heures lors d’un après-midi. Cet accès libre offre une plongée fascinante dans les coulisses de l’histoire moderne nord-américaine.
La règle habituelle du bureau fédéral indique que ces documents ne sont rendus publics qu’après le décès des individus concernés. Cette politique de confidentialité post-mortem donne un écho particulier à chaque nouvelle parution issue des coffres de l’agence.
L’apparition d’un document de 22 pages sur une créature mythique

L’apparition d’un dossier spécifique libéré de la chambre forte se révèle particulièrement notable pour deux raisons. Une liasse de 22 pages glorieuses concernant une créature appelée Bigfoot a été mise en ligne. Cette démarche laisse supposer que le Bigfoot est mort, et qu’il était réel, du moins selon toute probabilité.
L’animal mythique possède une longue histoire jalonnée de zones d’ombre. Surnommé Sasquatch, Yowie, Skunk Ape ou encore Yayali selon les préférences de chacun, il suscite des témoignages depuis des siècles. Les observateurs affirment l’avoir aperçu dans les forêts d’Amérique du Nord, et très souvent dans la région du Nord-Ouest Pacifique.
La description de l’entité évoque un croisement singulier, mi-singe poilu, mi-humain poilu, mi-ours poilu. Cette figure a généré une telle ferveur parmi ses fanatiques que les adeptes les plus féroces ont réussi à impliquer le gouvernement dans leur poursuite de la vérité.
Les échanges entre le centre d’information de l’Oregon et les scientifiques

Le dossier officiel du Bigfoot retrace principalement une série de correspondances s’étalant de 1976 à 1977. Ces échanges impliquent le Centre d’information et d’exposition sur le Bigfoot (BIC), situé à The Dalles dans l’État de l’Oregon, et la division des services scientifiques et techniques du FBI.
En 1976, le directeur du BIC, Peter Byrne, formule une requête auprès de l’agence fédérale pour faire tester un étrange échantillon de poils. Sa demande s’appuie sur la rareté du matériel organique rassemblé au fil de ses longues investigations de terrain.
« Nous ne rencontrons pas souvent de poils que nous sommes capables d’identifier et les poils que nous avons maintenant, environ 15 poils attachés à un minuscule morceau de peau, sont les premiers que nous avons obtenus en six ans dont nous pensons qu’ils peuvent avoir de l’importance », écrit Peter Byrne dans son courrier officiel.
L’implication inattendue de la presse dans l’enquête fédérale

La réponse du FBI à Peter Byrne rappelle les contraintes techniques et légales de l’institution. Le bureau admet dans une lettre en retour que son laboratoire « effectue principalement des examens pour les forces de l’ordre dans le cadre d’enquêtes criminelles ».
L’agence finit par accepter d’inspecter les poils sous l’impulsion de la presse nationale. Plusieurs journaux, dont le New York Times et le Washington Star-News, venaient de mettre en lumière la possible existence du Bigfoot dans les colonnes de leurs éditions respectives.
Après plusieurs mois de relances dûment documentées dans le fichier, le FBI livre les résultats du test. Les conclusions sont envoyées à la fois à Peter Byrne et à l’Académie des sciences appliquées, l’organisation qui soutenait matériellement ses recherches.
Le verdict du FBI et les espoirs persistants des passionnés

Les résultats de l’analyse scientifique viennent clore cette longue attente, révélant que le Bigfoot était un échec. Le verdict des experts fédéraux apporte une réponse catégorique quant à la nature exacte de l’échantillon fourni par l’équipe de l’Oregon.
« Il a été conclu à la suite de ces examens que les poils sont d’origine de la famille des cervidés », écrit le FBI, écrasant les rêves des croyants du Bigfoot du monde entier.
Cette révélation décevante ne signifie en aucun cas que le dossier est clos pour les passionnés. Le FBI pourrait détenir des documents sur le Bigfoot qu’il ne montre pas, faisant de cette opération un stratagème astucieux pour brouiller les pistes. Les recherches continuent, en gardant l’espoir que l’agence libère enfin le dossier du monstre du Loch Ness pour occuper les observateurs d’ici là.
Selon la source : popularmechanics.com