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Michael Jackson : ses derniers mots révélés et le mystère du « lait » juste avant sa mort
Crédit: Michael_Jackson_in_Vegas_cropped.jpg: *Michael_Jackson_in_Vegas.jpg: Keir Whitaker from Bath, UKderivative work: TheCuriousGnome, CC BY 2.0 , via Wikimedia Commons

Un décès qui fascine toujours, plus de quinze ans après

credit : Georges Biard, CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons

Le 25 juin 2009, le monde apprenait la disparition de Michael Jackson, décédé d’une overdose. Plus d’une décennie plus tard, l’intérêt pour la vie, l’héritage et les circonstances exactes de la mort du « Roi de la Pop » ne faiblit pas. Récemment, cette fascination a été ravivée par plusieurs événements médiatiques.

La sortie d’un biopic controversé, intitulé Michael, a provoqué une vive réaction de Dan Reed, le réalisateur de Leaving Neverland. Ce dernier a critiqué l’omission des multiples allégations d’abus sexuels sur enfants qui ont visé le chanteur tout au long de sa carrière. Parallèlement, la succession de l’artiste fait face à un nouveau procès intenté par la famille Cascio, qui accuse le chanteur d’agressions sexuelles répétées.

Malgré des accusations remontant à 1993, l’interprète de « Thriller » n’a jamais été condamné pour de tels faits. Le sujet reste néanmoins une source de débats intenses, comme en témoigne la diffusion plus tôt cette année d’une série en quatre parties sur la chaîne Channel 4 consacrée à cette affaire.

Les révélations du procès : une demande pour du « lait »

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credit : Vectorportal Created by Igor Sunjic for Vectorportal.com, Wikimedia Commons (CC BY 3.0)

Quels ont été les derniers mots prononcés par Michael Jackson ? La réponse a été apportée lors du procès de son médecin personnel, Conrad Murray, accusé d’homicide involontaire suite au décès de la star. C’est durant ces audiences que les détails de ses dernières heures ont été exposés au grand jour.

Le docteur Murray a révélé qu’il administrait régulièrement des doses de propofol à Michael Jackson, un puissant anesthésique, pour l’aider à trouver le sommeil chaque nuit. La nuit du 25 juin 2009, il lui a injecté 25 milligrammes de ce sédatif. Une dose plus faible que les 50 milligrammes habituels, car le chanteur avait déjà pris d’autres médicaments.

C’est alors que le médecin a rapporté les ultimes paroles de son patient. Michael Jackson aurait demandé du « lait » en ces termes : « S’il vous plaît, s’il vous plaît, donnez-moi du lait pour que je puisse dormir, parce que je sais que c’est tout ce qui fonctionne vraiment pour moi. »

Le « lait d’amnésie », un nom de code pour une substance mortelle

credit : Zoran Veselinovic, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons

Cette étrange requête n’avait rien d’anodin. Le docteur Murray a expliqué à la cour que « lait » était le nom de code que Michael Jackson utilisait pour désigner le propofol. Cette substance, d’apparence laiteuse, est parfois surnommée le « lait d’amnésie » dans le jargon médical pour ses effets anesthésiants rapides et profonds.

« C’est juste un médicament qu’il connaissait bien, ça s’appelle le propofol », a précisé le médecin. Selon son témoignage, le chanteur était déterminé à dormir, peu importe les conséquences. Il aurait insisté : « Faites-moi juste dormir, peu importe à quelle heure je me lève. » Face à cette insistance, le praticien a cédé. « J’ai accepté à ce moment-là de passer au propofol », a-t-il déclaré.

Deux minutes d’absence aux conséquences irréversibles

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credit : Antonio Manfredonio from Napoli, Italia, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

La suite des événements s’est déroulée en quelques instants tragiques. Conrad Murray a expliqué avoir quitté la chambre du chanteur pendant seulement deux minutes pour se rendre aux toilettes. À son retour, il a découvert que Michael Jackson ne respirait plus.

Il a immédiatement appelé les services d’urgence. Les ambulanciers, arrivés rapidement sur les lieux, ont tenté de réanimer la star par un massage cardiaque, sans succès. Deux heures après l’appel au 911 de son médecin, le légendaire chanteur était officiellement déclaré mort. L’enquête a par la suite révélé un détail crucial.

Il a été établi que Michael Jackson avait ingéré huit comprimés de lorazépam, un autre sédatif puissant, la nuit de sa mort. Cette prise massive a rendu fatale la dose pourtant réduite de propofol administrée par son médecin, créant un cocktail mortel.

La défense de Murray et le verdict du tribunal

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credit : Forsaken Fotos, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Lors de son procès, la défense de Conrad Murray a plaidé que ces comprimés avaient été pris par le chanteur lui-même pendant que le médecin était hors de la pièce. Il n’aurait donc eu aucun moyen de connaître le danger au moment d’administrer le propofol.

L’avocat de la défense a avancé sa théorie : « Quand le Dr Murray a quitté la pièce, Jackson s’est auto-administré une dose de propofol qui, avec le lorazépam, a créé une tempête parfaite dans son corps qui l’a finalement tué. » Il a ajouté : « Toute cette histoire est tragique, mais les preuves ne montrent pas que le Dr Murray l’a fait. »

Cependant, le juge n’a pas été convaincu par cette version des faits. Dans son verdict, il a statué que « la confiance mal placée entre les mains de Murray a coûté la vie à Jackson ». Le médecin a été condamné à quatre ans de prison ferme. Il n’en purgera finalement que deux.

Selon la source : ladbible.com

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