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King Charles III pique Donald Trump : « Sans nous, vous parleriez français »
Crédit: shutterstock

Une blague royale à la Maison Blanche

U.S. federal government, it is in the public domain.

C’est une soirée où les discours se mêlent aux traits d’esprit. Mardi, lors d’un dîner d’État organisé à la Maison Blanche, le roi Charles III du Royaume-Uni a rendu au président américain Donald Trump la monnaie de sa pièce avec une pointe d’humour bien britannique. Alors que les deux chefs d’État échangeaient des plaisanteries pendant leurs toasts, le monarque a saisi l’occasion pour une réplique savoureuse.

Faisant écho à une sortie précédente de Donald Trump, le roi Charles a lancé, non sans malice : « Oserais-je dire que, sans nous, vous parleriez français ». Une boutade qui a visiblement amusé l’assemblée, et qui s’inscrit dans un contexte bien précis de piques amicales entre alliés.

Un retour à l’envoyeur bien senti

lanature.ca (image IA)

Pour comprendre la plaisanterie du roi, il faut remonter au mois de janvier. Lors du sommet de Davos, Donald Trump avait alors lancé aux dirigeants européens, qu’il accuse de ne pas assez contribuer à leur propre défense depuis la Seconde Guerre mondiale, une phrase choc. Il avait affirmé que sans l’aide des États-Unis durant le conflit, « vous parleriez allemand et un peu japonais ».

La réponse de Charles III fait donc directement référence à cette déclaration. Le roi a précisé qu’il évoquait les origines britanniques et françaises des lieux en Amérique du Nord. Il rappelait ainsi l’époque où les deux puissances coloniales rivales se disputaient le contrôle du continent, bien avant l’indépendance des États-Unis il y a près de 250 ans. Le ton léger de la remarque du roi reflétait cependant l’ambiance chaleureuse de la soirée, les deux dirigeants célébrant la « relation spéciale » entre Londres et Washington, malgré des tensions existantes sur le dossier de la guerre en Iran.

Quand l’histoire s’invite avec humour

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Le roi Charles ne s’est pas arrêté là et a continué sur le ton de l’humour, toujours aux dépens de son hôte. Il a ainsi dit ne pas avoir pu manquer de remarquer les « réajustements » apportés à l’aile Est de la Maison Blanche. Une allusion directe au projet de l’ancien magnat de l’immobilier de démolir cette partie pour y construire une salle de bal géante, un projet estimé à 400 millions de dollars.

Poursuivant son parallèle historique, il a ajouté : « Je suis navré de dire que nous, les Britanniques, avons bien sûr fait notre propre tentative de redéveloppement immobilier de la Maison Blanche en 1814 ». Il faisait ici référence à l’incendie du bâtiment par les soldats britanniques. Le roi a également glissé que le dîner était « une très considérable amélioration par rapport à la Boston Tea Party », évoquant la révolte de 1773 où des colons américains avaient jeté à la mer des cargaisons de thé britannique taxé.

La réponse de Trump, entre admiration et politique

shutterstock

Donald Trump, dont la mère était originaire d’Écosse et qui se présente comme un grand admirateur de la famille royale britannique, a réservé la plupart de ses traits d’humour à des cibles de politique intérieure. Il n’a pas manqué de réagir aux paroles du monarque, en le félicitant pour un autre de ses succès diplomatiques.

« Je veux féliciter Charles pour avoir fait un discours fantastique aujourd’hui au Congrès », a déclaré le président américain. Avant d’ajouter, avec une pointe d’ironie visant son opposition : « Il a réussi à faire se lever les Démocrates – je n’ai jamais réussi à faire ça ».

Un cadeau pour sceller l’entente

Youtube screenshot

La visite du roi s’accompagnait également d’un cadeau, qui s’inscrivait dans une véritable offensive de charme britannique à l’égard de Donald Trump. Cette démarche intervenait après que ce dernier eut fustigé le Premier ministre Keir Starmer pour son refus de participer à une action contre l’Iran. Le roi Charles a donc offert au président un présent chargé de symboles.

Il s’agissait de la cloche du sous-marin britannique HMS Trump, un navire lancé en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale. « Puisse-t-elle témoigner de l’histoire partagée de nos nations et de leur brillant avenir. Et si jamais vous aviez besoin de nous joindre, eh bien, passez-nous juste un coup de fil », a conclu le roi sous les applaudissements, jouant sur le mot « ring » en anglais qui signifie à la fois « sonner » et « coup de fil ».

Selon la source : france24.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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