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Hantavirus : 27 Français placés en isolement après une série de contaminations
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un vocabulaire de crise qui refait surface

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Cas contact, isolement, quarantaine… Des termes qui rappellent les moments les plus intenses de la crise sanitaire du Covid refont leur apparition en France. Cette fois, l’alerte concerne une tout autre menace virale : l’hantavirus. Une situation qui a conduit, ce lundi 11 mai, au placement à l’isolement de 27 ressortissants français, soit à domicile, soit à l’hôpital.

L’origine de cette mobilisation sanitaire se trouve sur un bateau de croisière, l’Hondius, où le virus a été détecté. Après le décès de trois passagers, les autorités de santé de plusieurs pays se sont lancées dans une course contre la montre pour identifier et isoler toutes les personnes ayant pu être en contact avec les malades.

Les premiers cas français : les passagers du Hondius

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Le premier contingent de Français concernés était directement à bord du navire. Cinq d’entre eux ont été rapatriés le dimanche 10 mai. Leur prise en charge a été immédiate : ils ont été directement hospitalisés et placés en isolement strict dès leur arrivée sur le territoire.

Parmi ces cinq personnes, une seule présentait des symptômes. Sa contamination par l’hantavirus a été officiellement confirmée ce lundi 11 mai par la ministre de la Santé, qui s’exprimait sur les ondes de France Inter. C’est ce cas avéré qui a déclenché l’élargissement des recherches aux potentiels cas contacts secondaires.

La traque des voyageurs s’organise

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Les investigations ne se limitent plus aux seuls passagers de la croisière. Elles s’étendent désormais aux personnes qui auraient pu croiser la route de malades, notamment lors de leurs trajets retours. Le jeudi 7 mai 2026, le ministère de la Santé avait déjà annoncé l’identification de huit ressortissants français, non-croisiéristes, considérés comme cas contacts. Ils se trouvaient à bord d’un vol international le 25 avril 2026, reliant Sainte-Hélène à Johannesburg, en présence d’un cas confirmé après sa sortie du navire.

Le ministère précisait alors : « À la suite de l’apparition de symptômes bénins chez l’une de ces personnes, des tests diagnostiques sont en cours et des mesures d’isolement ont été appliquées ». Ce lundi 11 mai, la ministre de la Santé a ajouté un nouveau groupe à cette liste, évoquant « 14 Français identifiés » qui se trouvaient sur un autre vol. Le total des cas contacts français s’élève donc bien à 27 personnes (5 croisiéristes + 8 passagers du premier vol + 14 du second).

La souche Andes : un virus transmissible et à longue incubation

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Les analyses ont permis de déterminer que la souche responsable des infections sur le navire Hondius est celle dite « Andes ». Selon les informations du ministère de la Santé, ce type d’hantavirus est transmis à l’être humain par les rats ou d’autres rongeurs, « via l’inhalation de particules contaminées ». Une transmission interhumaine est également possible, mais elle requiert des conditions spécifiques : elle survient « lors de contacts étroits et prolongés ».

La principale difficulté dans la gestion de cette alerte réside dans le délai d’incubation du virus, qui peut s’étendre jusqu’à six semaines. Pour parer à ce risque, un décret a été publié au Journal officiel ce lundi 11 mai. Il autorise le maintien en isolement d’une personne à l’hôpital pour une durée pouvant aller jusqu’à 42 jours. D’après la chaîne BFMTV, la majorité des cas contacts identifiés ont pour l’instant été placés en « auto-isolement » à leur domicile.

Des symptômes sévères mais un faible risque de pandémie

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Après la période d’incubation, l’infection par l’hantavirus se manifeste généralement par des symptômes similaires à ceux de la grippe : fièvre, fatigue intense et douleurs musculaires. Le danger réside dans son évolution potentielle vers une forme grave, qui peut entraîner une atteinte respiratoire sévère ou une insuffisance rénale. Dans ces cas critiques, le taux de létalité est dramatiquement élevé, atteignant 30 % à 60 %.

L’ANRS (Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales) souligne qu' »aucun traitement spécifique ni vaccin n’est actuellement disponible » pour combattre cette infection. La prise en charge médicale se concentre donc sur le traitement des symptômes pour soutenir l’organisme du patient. Malgré la dangerosité du virus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se veut rassurante et considère que le risque d’assister à une pandémie mondiale reste faible.

Selon la source : femmeactuelle.fr

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