Trump publie une carte du Venezuela affiché avec le drapeau américain et la mention « 51e État »
Auteur: Simon Kabbaj
Une publication qui sème le trouble
— The White House (@WhiteHouse) May 12, 2026
C’est une image qui n’est pas passée inaperçue. Ce mardi, le président américain Donald Trump a publié sur sa plateforme Truth Social un montage graphique pour le moins provocateur. Le visuel représente une carte du Venezuela sur laquelle est incrusté un drapeau américain, accompagnée de la mention « 51st State » (51e État).
Cette publication intervient dans un contexte diplomatique chargé. Au moment de la diffusion de cette carte, Donald Trump était en route pour un sommet de haute importance en Chine. Le message soulève de nombreuses questions sur les véritables intentions de Washington concernant le pays sud-américain, quelques mois après un changement de régime majeur.
Des déclarations qui confirment une ambition

Ce montage n’est pas un geste isolé. La veille, ce lundi, Donald Trump avait déjà évoqué cette possibilité lors d’une interview accordée à la chaîne Fox News. Il y déclarait explicitement envisager de faire de la nation sud-américaine un nouvel État des États-Unis.
Ces propos s’inscrivent dans une lignée de déclarations faites par le président américain depuis plusieurs mois. En effet, il se vante régulièrement de contrôler cette nation riche en pétrole, notamment depuis la capture par les forces américaines du dirigeant déchu Nicolas Maduro, survenue en janvier dernier.
La réponse ferme de Caracas

Crédit : Mohammad Ali Marizad (Wikimedia)
La réaction du gouvernement vénézuélien ne s’est pas fait attendre. Dès lundi, soit la veille de la publication de la carte par Donald Trump, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait pris les devants. Elle avait affirmé que son pays n’avait « jamais » envisagé de devenir le 51e État américain.
Cette déclaration forte a été faite dans le sillage de l’arrestation de Nicolas Maduro. C’est dans ce climat de transition que Delcy Rodriguez a pris la tête du pays, devant gérer les relations complexes avec Washington.
Un dégel des relations sur fond économique
Depuis son arrivée au pouvoir, Delcy Rodriguez a supervisé un certain réchauffement des relations avec les États-Unis. Ce dégel s’est manifesté par des réformes économiques significatives qui ont changé la donne pour les investisseurs étrangers.
La présidente par intérim a notamment fait voter des lois rouvrant les secteurs minier et pétrolier du Venezuela aux entreprises étrangères. Les compagnies américaines, en particulier, ont été les principales bénéficiaires de cette nouvelle politique d’ouverture.
L’incertitude démocratique demeure
Malgré cette ouverture économique, la situation politique interne reste tendue. L’opposition vénézuélienne continue de réclamer avec insistance l’organisation de nouvelles élections pour clarifier l’avenir démocratique du pays.
Interrogée sur la perspective d’un nouveau scrutin le 1er mai dernier, Delcy Rodriguez est restée évasive. Elle a répondu qu’elle « ne savait pas » quand des élections pourraient avoir lieu, ajoutant simplement que cela se produirait « un jour ou l’autre ». Une réponse qui laisse planer le doute sur le calendrier politique vénézuélien.
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