Trump devrait enfreindre un protocole majeur de la FIFA lors de la Coupe du monde après une décision controversée
Auteur: Simon Kabbaj
Une rupture de protocole annoncée pour la grande finale

Le protocole traditionnel des grandes compétitions de football s’apprête à connaître un bouleversement majeur. Selon des informations confirmées par la FIFA, l’instance dirigeante n’émet aucune objection à ce que le président des États-Unis, Donald Trump, déroge aux conventions habituelles lors de la finale de la Coupe du Monde 2026.
Des sources proches du dossier ont confié à talkSPORT que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a personnellement informé Donald Trump qu’il disposait d’une liberté totale. Il a reçu l’autorisation de présenter le trophée de la Coupe du Monde de la manière dont il le souhaite.
Cette autorisation exceptionnelle inclut la possibilité de rester aux côtés du capitaine de l’équipe gagnante au moment précis où la coupe sera soulevée. Le chef de l’État américain n’aura donc pas l’obligation de rester avec les autres dignitaires sur la plateforme de présentation officielle.
Le précédent de la Coupe du Monde des Clubs

Ce scénario rappellerait des scènes qui ont suscité l’étonnement à travers le monde lors de la Coupe du Monde des Clubs un peu plus tôt cette année. Lors de cet événement, Donald Trump s’était positionné juste à côté du capitaine de Chelsea, Reece James, pendant que ce dernier brandissait le trophée.
Juste derrière le président, le joueur Cole Palmer affichait une expression visiblement déconcertée. Dans un premier temps, Gianni Infantino avait semblé vouloir éloigner Donald Trump, avant de finalement décider de le laisser à sa place. Le protocole standard de la FIFA exige normalement que le trophée repose sur un socle avant d’être transporté par un membre de l’équipe victorieuse vers le podium des célébrations. C’est une tradition que Donald Trump semble prêt à contourner pour la deuxième fois en l’espace de deux mois.
Des initiés de la Maison Blanche indiquent que le président optera une nouvelle fois pour une célébration directe avec l’équipe victorieuse plutôt que d’observer la scène à distance. Donald Trump doit assister à la finale de la Coupe du Monde au MetLife Stadium le 19 juillet, bien que son agenda reste sujet à modification. En raison d’un conflit d’emploi du temps, il a déjà manqué la première victoire de l’équipe nationale masculine des États-Unis (USMNT) contre le Paraguay. Par ailleurs, des responsables mexicains et canadiens ont été invités à participer à la cérémonie de clôture, reflétant ainsi le statut de co-organisation du tournoi à travers l’Amérique du Nord.
Un climat de préparation sous haute tension

La question du soulèvement du trophée n’est qu’un des nombreux points de friction qui ont marqué une phase de préparation de la Coupe du Monde profondément controversée. L’organisation a dû faire face à plusieurs polémiques avant même le début de la compétition.
Dans les stades américains, les prix des billets et des rafraîchissements ont provoqué la fureur des supporters. En parallèle, le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, fait partie des personnes qui se seraient montrées critiques à l’égard du format élargi du tournoi à 48 équipes.
La dimension géopolitique s’est également invitée dans l’événement. La participation de l’Iran est restée incertaine pendant plusieurs semaines, en raison des tensions persistantes avec les États-Unis.
L’affaire Omar Artan, une exclusion qui divise

Le sujet le plus litigieux a toutefois été la décision de refuser l’entrée sur le territoire au grand arbitre somalien Omar Artan. Ce dernier a été interdit d’arbitrer lors du tournoi alors qu’il détenait un visa américain valide, une mesure qui a été largement condamnée dans le monde du football. À son retour en Somalie, Omar Artan a reçu un accueil de héros, mais le gouvernement américain n’a montré aucun signe de volonté de reconsidérer sa position.
Andrew Giuliani, directeur exécutif de la Task Force de la Maison Blanche pour la Coupe du Monde, a vigoureusement défendu cette interdiction lors d’une intervention sur talkSPORT. « Il parlait à de mauvaises personnes, très récemment, d’actions ici aux États-Unis, » a-t-il déclaré.
Interrogé avec insistance pour savoir s’il suggérait qu’Omar Artan entretenait des liens avec le terrorisme, Andrew Giuliani s’est arrêté avant de donner plus de détails. « Ce que je peux vous dire de mon point de vue, et ayant vu les informations sur ce qu’il faisait, c’est que je maintiens la décision du CBP. C’était la bonne décision, » a-t-il affirmé, ajoutant ensuite : « Je reviens à ce que le CBP a dit à ce sujet. » Il a finalement conclu la discussion par ces mots : « De ma place, c’était absolument la bonne décision et je la maintiens. »
Règle numéro 1 : des remplacements express en dix secondes
Cette année, la Coupe du Monde introduit toute une série de changements de règles. La plupart de ces nouvelles directives sont conçues pour accélérer le jeu et pénaliser les joueurs qui font traîner les choses. Certaines de ces nouvelles réglementations risquent d’être controversées.
La première modification concerne les remplacements. Les joueurs remplacés doivent désormais se dépêcher et quitter le terrain dans un délai de dix secondes en empruntant le point de sortie le plus proche.
S’ils ne respectent pas ce délai, leur remplaçant sera retenu pendant une minute jusqu’au prochain arrêt de jeu. Pendant ce laps de temps, leur équipe sera contrainte d’évoluer avec seulement 10 joueurs sur le terrain.
Règle numéro 2 : le décompte strict pour les remises en jeu
Une nouvelle contrainte temporelle fait son apparition pour les relances. Cette règle vise directement les touches et les dégagements aux six mètres, souvent sources de ralentissements dans le déroulement des rencontres.
Si un arbitre estime qu’un joueur prend trop de temps pour effectuer une touche ou un dégagement aux six mètres, il déclenchera un compte à rebours de cinq secondes. À l’issue de ce décompte, le ballon doit impérativement être de nouveau en jeu.
Si ce n’est pas le cas, la sanction est immédiate. Pour les touches, l’équipe adverse récupérera la remise en jeu. Dans le cas d’un dégagement aux six mètres, l’équipe adverse obtiendra un corner.
Règle numéro 3 : la sanction temporelle pour les blessures
La gestion des blessures pendant les matchs subit également une refonte stricte. L’objectif est de limiter les interruptions prolongées liées aux interventions médicales sur la pelouse.
Désormais, un joueur blessé pris en charge par le personnel médical en dehors du terrain devra obligatoirement rester à l’extérieur de l’aire de jeu pendant une minute entière.
Cette nouvelle règle aura un impact tactique immédiat. Pendant cette minute d’exclusion temporaire, son équipe devra faire face à la situation avec seulement 10 joueurs disponibles sur la pelouse.
Règle numéro 4 : l’élargissement des compétences de l’assistance vidéo
Le recours à la technologie évolue pour cette nouvelle édition du tournoi. L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) voit son champ d’application considérablement élargi afin de couvrir de nouvelles situations de jeu.
La VAR pourra désormais être utilisée pour examiner un coup de pied de coin accordé à tort, ou encore pour évaluer les deuxièmes cartons jaunes qui entraînent un carton rouge. La technologie interviendra également pour vérifier les actions où un joueur reçoit de manière erronée un carton jaune ou rouge en raison des actions d’un autre joueur.
Enfin, les arbitres derrière les écrans auront la possibilité d’analyser toutes les fautes commises par les attaquants qui surviennent avant même que le ballon ne soit effectivement en jeu.
Règle numéro 5 : l’interdiction formelle de se cacher la bouche
Une mesure inédite concernant le comportement des athlètes a été instaurée par les instances dirigeantes. Les joueurs n’ont désormais plus le droit de se couvrir la bouche sur le terrain.
Les joueurs qui masqueront leur bouche lors de situations conflictuelles se verront infliger un carton rouge direct par le corps arbitral. Cette décision découle d’observations faites lors de précédentes compétitions.
Il est en effet supposé que les joueurs pourraient se couvrir la bouche pour se prémunir contre les personnes sachant lire sur les lèvres, tout en proférant des insultes racistes à l’encontre d’autres joueurs. C’est une pratique que certains soupçonnent de s’être produite par le passé.
Règle numéro 6 : les conséquences des départs en signe de protestation
La dernière modification réglementaire majeure concerne l’autorité de l’arbitre et le maintien de l’ordre sur le terrain. Les instances ont décidé de sévir sévèrement contre les contestations extrêmes.
Tout joueur qui quittera le terrain en signe de protestation contre une décision arbitrale recevra instantanément un carton rouge. La sanction se veut dissuasive pour l’ensemble des effectifs.
Les conséquences s’appliqueront également au niveau collectif. Si une équipe entière décide de quitter la pelouse et provoque ainsi l’arrêt définitif de la rencontre, elle perdra le match par forfait.
Vers un tournoi sous le signe du renouveau et des polémiques
Entre les modifications du protocole officiel et l’introduction de ce nouveau corpus de règles, la Coupe du Monde 2026 s’annonce comme une édition charnière dans l’histoire de la compétition. L’événement cristallise déjà de nombreuses attentes et interrogations à travers le globe.
Le déroulement de la finale au MetLife Stadium permettra d’observer la mise en pratique des annonces concernant les cérémonies de remise de trophée avec Donald Trump et Gianni Infantino. Il s’agira également de constater l’impact réel des nouvelles réglementations sportives sur la fluidité et le comportement des 48 équipes engagées.
L’ensemble du monde du football, des supporters affectés par les prix aux officiels scrutant les choix du gouvernement de la Task Force, garde désormais les yeux rivés sur l’Amérique du Nord, dans l’attente de ce tournoi co-organisé aux enjeux immenses.
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