Une interview sous haute tension, 24 heures après le drame

Moins d’un jour après avoir été la cible d’une tentative d’assassinat, Donald Trump s’en est pris vivement à une journaliste de CBS News. La raison ? La lecture en direct d’extraits du manifeste rédigé par l’homme qui a tenté de lui ôter la vie. L’échange a eu lieu dimanche soir lors de l’émission ’60 Minutes’ sur CBS, dans un contexte déjà lourd.
La veille, le dîner des correspondants de la Maison-Blanche avait connu une fin abrupte. L’ancien président, qui assistait à cet événement mondain pour la première fois depuis plus d’une décennie après l’avoir boudé pendant des années, a dû être évacué en urgence. Un homme armé venait de tenter de s’introduire sur les lieux pour l’abattre, lui et plusieurs hauts responsables.
Ce que l’on sait de l’attaque déjouée

L’auteur présumé de la tentative de fusillade a été identifié comme étant Cole Tomas Allan, un enseignant de 31 ans originaire de Californie. Il a été interpellé par les forces de l’ordre avant de pouvoir atteindre la salle de bal où se trouvait Donald Trump. L’intervention rapide des services de sécurité a permis d’éviter toute victime. Personne n’a été blessé lors de cet incident.
Cet événement marque la troisième tentative d’attentat majeure contre la vie de l’ancien président. Suite à l’arrestation de Cole Tomas Allan, les enquêteurs ont découvert un manifeste dans lequel il exposait ses motivations. Donald Trump lui-même a partagé sur les réseaux sociaux une image du tireur présumé après sa détention.
La citation qui a mis le feu aux poudres

C’est lors de son entretien avec la journaliste Norah O’Donnell que la situation a dégénéré. L’animatrice de ’60 Minutes’ a demandé à Donald Trump son avis sur les écrits de son agresseur, qui le qualifiait dans son manifeste de « pédophile, violeur et traître ». La réaction de l’ancien président a été immédiate et furieuse.
« Eh bien, j’attendais que vous lisiez ça parce que je savais que vous le feriez, parce que vous êtes des gens horribles », a-t-il lancé, sa colère montant crescendo. « Des gens horribles. Oui, il a écrit ça. Je ne suis pas un violeur. Je n’ai violé personne. » Il est à noter que Donald Trump n’a jamais été condamné au pénal pour une quelconque infraction sexuelle. Il a cependant été jugé légalement responsable d’abus sexuel et de diffamation dans une action civile intentée en 2023 par la journaliste E. Jean Carroll.
Concernant les autres accusations de Cole Tomas Allan, qui affirmait dans son manifeste ne plus être « disposé à permettre… que [ces faits] souillent [ses] mains », il est largement admis que l’amitié de Donald Trump avec le financier Jeffrey Epstein, condamné pour trafic sexuel, avait pris fin avant sa condamnation.
« Vous devriez avoir honte de vous-même »

L’échange s’est envenimé lorsque la journaliste a posé une question de relance : « Pensez-vous qu’il faisait référence à vous ? ». Cette interrogation n’a fait qu’attiser la fureur de Donald Trump. « Je ne suis pas un pédophile. Vous lisez cette saleté venant d’une personne malade ? », a-t-il rétorqué avec colère.
Il a ensuite poursuivi sa diatribe : « J’ai été associé à toutes sortes de choses qui n’ont rien à voir avec moi. J’ai été totalement innocenté. Vos amis de l’autre côté du plateau sont ceux qui étaient impliqués avec, disons, Epstein ou d’autres choses. Mais je me suis dit, ‘Vous savez, je vais faire cette interview et ils vont probablement…’ J’ai lu le manifeste. Vous savez, c’est une personne malade. Mais vous devriez avoir honte de vous-même de lire ça parce que je ne suis aucune de ces choses. »
Norah O’Donnell a tenté de se justifier en expliquant qu’elle ne faisait que lire les mots écrits dans le manifeste d’Allan, un document que certains médias ont largement cité ou même partagé dans son intégralité. Mais cette explication n’a pas apaisé son invité. « Vous ne devriez pas lire ça dans ’60 Minutes’. Vous êtes une honte. Mais allez-y. Finissons l’interview », a conclu sèchement l’ancien président.
Trump et sa relation conflictuelle avec la presse
L’interview a également été l’occasion d’interroger Donald Trump sur sa relation avec les médias, à la lumière de l’attaque survenue lors d’un événement qui leur est dédié. Allait-il reconsidérer son rapport avec la presse ? Sa réponse a été sans équivoque.
« Écoutez, pour une raison ou une autre, nous sommes en désaccord sur de nombreux sujets. Nous parlons de la criminalité. Je suis très ferme sur la criminalité », a-t-il commencé. Il a ensuite établi un lien direct entre les journalistes et ses adversaires politiques : « Il semble que la presse ne le soit pas. Ce n’est pas tant la presse. C’est la presse plus les Démocrates parce qu’ils sont presque une seule et même chose. C’est la chose la plus folle qui soit. »
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