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Trump déclare qu’il aurait pu remporter la guerre du Vietnam « très rapidement »
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

Une déclaration choc en pleine crise iranienne

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Donald Trump a affirmé qu’il aurait « gagné le Vietnam très rapidement » s’il avait été président durant ce conflit qui s’est étalé sur plusieurs décennies. Cette déclaration a été faite alors que les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran sont dans une phase critique.

L’ancien président s’exprimait par téléphone mardi matin dans l’émission Squawk Box de la chaîne CNBC. Au cours d’un entretien de plus de trente minutes, il a abordé plusieurs sujets : la guerre en Iran, son choix pour la présidence de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, les prix du pétrole et même la salle de bal de la Maison-Blanche.

Le Vietnam, un conflit de « 19 ans » qu’il aurait écourté

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C’est en comparant la durée du conflit actuel avec l’Iran, qui a débuté il y a près de deux mois, à celle d’autres guerres américaines que Donald Trump a fait cette digression sur le Vietnam. Il a détaillé une liste de durées de conflits pour mettre en perspective son action.

« Je viens de regarder un petit tableau : Première Guerre mondiale, quatre ans et trois mois. Seconde Guerre mondiale, six ans. Guerre de Corée, trois ans. Vietnam, 19 ans. Irak, huit ans — moi, ça fait cinq mois [en Iran] », a-t-il énuméré. Puis, il a ajouté avec assurance : « J’aurais gagné le Vietnam très rapidement. Je l’aurais fait, si j’avais été président. »

Cette affirmation attire l’attention, car contrairement à la plupart des hommes de sa génération, Donald Trump, aujourd’hui âgé de 79 ans, a évité le service militaire au Vietnam. À l’époque, la conscription était obligatoire aux États-Unis. Le conflit, dans lequel l’armée américaine fut impliquée d’environ 1954 à 1975, a coûté la vie à plus de 58 000 soldats américains.

Les cinq sursis qui ont changé son destin

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Comment Donald Trump a-t-il pu échapper à la guerre ? Il a bénéficié de cinq sursis au total. Quatre d’entre eux étaient des sursis étudiants, obtenus durant ses années de premier cycle à l’Université de Pennsylvanie. Une fois diplômé, il est redevenu éligible à la conscription.

C’est à ce moment, en 1968, qu’il a obtenu un sursis médical décisif. Un podologue qui louait un bureau à New York à son père, le magnat de l’immobilier Fred Trump, a certifié au bureau de recrutement que le futur président souffrait d’éperons osseux aux talons. Ce diagnostic le rendait inapte au service.

Selon le New York Times, Trump a présenté une lettre du Dr Larry Braunstein, un podologue basé dans le Queens. La fille de ce dernier, Dr Elysa Braunstein, a confié au journal que son père lui avait raconté avoir fourni cette attestation comme une « faveur » rendue à Fred Trump.

L’ombre du doute : le témoignage de Michael Cohen

Michael Cohen in New York City for the movie The Apprentice. Jay Dixit / via wikimedia CC BY-SA 4.0

Des années plus tard, l’ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, a apporté un éclairage troublant sur cet épisode. Lors de son témoignage devant le Congrès en 2019, il a expliqué avoir été interrogé sur les sursis médicaux de Trump pendant la campagne présidentielle de 2016.

Cohen a déclaré qu’il n’avait jamais pu obtenir de preuve concrète du diagnostic. « M. Trump a prétendu [que son sursis médical] était dû à un éperon osseux, mais quand j’ai demandé les dossiers médicaux, il ne m’en a fourni aucun et a dit qu’il n’y avait pas eu d’opération chirurgicale », a-t-il affirmé.

L’avocat a également révélé les consignes qu’il avait reçues. « Il m’a dit de ne pas répondre aux questions spécifiques des journalistes, mais plutôt de simplement mentionner le fait qu’il avait reçu un sursis médical. »

Retour au présent : la menace de nouvelles frappes sur l’Iran

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Cette assurance affichée sur sa capacité à résoudre des conflits complexes contraste avec la situation actuelle. Son administration se prépare à une nouvelle série de pourparlers avec des représentants iraniens pour tenter de mettre fin à une guerre qu’il a lui-même déclenchée il y a près de deux mois.

Un cessez-le-feu temporaire mis en place par les deux camps doit expirer mercredi soir. Donald Trump a prévenu qu’il était peu probable qu’il accepte une prolongation si un accord permanent n’était pas trouvé. Après avoir accusé l’Iran d’avoir violé les termes de la trêve dans un message sur Truth Social, il a confié à CNBC qu’il s’attendait à une reprise des frappes aériennes américaines.

« Je m’attends à bombarder parce que je pense que c’est une meilleure attitude avec laquelle aborder les choses », a-t-il déclaré. « Mais nous sommes prêts à y aller. Je veux dire, l’armée est impatiente d’y aller. » Interrogé sur la possibilité de prolonger le cessez-le-feu, il a été catégorique : « Je ne veux pas faire ça. Nous n’avons pas tant de temps que ça. »

Négociations sous tension à Islamabad

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Les deux parties doivent envoyer des représentants à Islamabad, la capitale du Pakistan, pour une nouvelle session de pourparlers qui pourrait débuter dès mercredi. La délégation américaine devrait à nouveau être composée du vice-président JD Vance, de l’envoyé spécial pour la paix Steve Witkoff et du gendre de Trump, Jared Kushner.

La présence de JD Vance a été spécifiquement demandée par Téhéran comme condition à sa participation. En effet, les précédentes négociations menées uniquement par Witkoff et Kushner se sont terminées par des campagnes de bombardements surprises. Côté iranien, deux responsables ont indiqué au New York Times que la délégation pourrait être dirigée par Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du parlement iranien, qui avait déjà mené la dernière session de négociations.

Ces pourparlers, s’ils ont bien lieu, se déroulent dans un contexte de confrontation persistante dans le détroit d’Ormuz. Malgré le cessez-le-feu, Trump a maintenu un blocus américain des ports iraniens tout en exigeant que Téhéran s’abstienne d’exercer un contrôle militaire sur cette voie navigable cruciale. La marine américaine a d’ailleurs intercepté et arraisonné un pétrolier iranien en mer d’Oman après qu’il a tenté de franchir la ligne de blocus. Trump a précisé que ce blocus resterait en place jusqu’à ce que l’Iran autorise à nouveau le trafic dans le détroit.

Selon la source : independent.co.uk

Créé par des humains, assisté par IA.

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