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Hantavirus : le CDC répond aux peurs de pandémie après l’identification du patient zéro
Crédit: lanature.ca (image IA)

L’alerte après le retour d’un navire de croisière

lanature.ca (image IA)

Une vive inquiétude a saisi une partie du public américain alors que plus d’une douzaine de citoyens, jusqu’alors confinés sur un bateau de croisière touché par une maladie mortelle, ont regagné le sol américain. Ces passagers ont débarqué sur l’île de Tenerife, en Espagne, pour prendre leur vol de retour dans la nuit de dimanche.

La situation est prise très au sérieux : au moins un des passagers américains est porteur de l’hantavirus. Deux d’entre eux ont même été transportés à bord de l’avion dans une unité de confinement biologique. Les autorités ont précisé que cette mesure extrême relevait d’une « abondance de précaution », l’une des personnes ayant été testée positive au virus mortel et l’autre présentant des symptômes légers.

Dans un monde encore marqué par la pandémie de Covid-19, cet événement a suffi à raviver la crainte d’une nouvelle crise sanitaire mondiale. Face à ces peurs grandissantes, les experts de la santé ont décidé de prendre la parole pour clarifier la situation.

La réponse ferme des autorités sanitaires

Portrait of NIH Director Jay Bhattacharya
United States Department of Health and Human Services via wikimedia Domaine public

Pour répondre aux préoccupations du public concernant un risque d’épidémie, le directeur par intérim des Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC), Jay Bhattacharya, est intervenu dimanche sur la chaîne CNN. Interrogé par le journaliste Jake Tapper, il a tenu à marquer une distinction claire avec la crise précédente.

« Ce n’est pas le COVID, Jake, et nous ne voulons pas le traiter comme le COVID », a-t-il déclaré. Son message se veut rassurant mais ferme, visant à couper court à toute comparaison hâtive. « Nous ne voulons pas provoquer de panique publique à ce sujet. Nous voulons le traiter avec les protocoles hantavirus qui – qui, encore une fois, ont réussi à contenir des épidémies dans le passé. Et donc nous avons suivi ces protocoles. »

L’alerte sanitaire diffusée par le CDC s’explique par un événement précis et isolé. « Cette alerte sanitaire est lancée parce que, encore une fois, il y a cet événement distinct des 17 arrivant aux États-Unis très, très bientôt. Et donc nous voulons simplement nous assurer que la communauté médicale comprend cela », a ajouté Jay Bhattacharya.

Un protocole strict pour les passagers rapatriés

lanature.ca (image IA)

Les 17 Américains revenant du navire de croisière, le MV Hondius, ne rentreront pas immédiatement chez eux. Ils seront directement transportés par avion vers le Nebraska pour être placés sous surveillance à l’Unité Nationale de Quarantaine afin de subir une évaluation plus approfondie.

Face au rapatriement d’au moins un cas actif d’hantavirus aux États-Unis, Jay Bhattacharya a de nouveau insisté sur la maîtrise de la situation : « Le message clé que je veux envoyer à votre public est que ce n’est pas le COVID. Cela ne va pas conduire à ce genre d’épidémie. » Il a également ajouté : « Nous ne devrions pas paniquer quand les preuves ne le justifient pas. »

Le directeur du CDC a ensuite détaillé la méthode d’évaluation des risques pour les personnes potentiellement exposées. « Le risque est élevé s’ils ont été en contact étroit avec quelqu’un qui était symptomatique », a-t-il expliqué. La classification sera précise : « S’ils n’ont pas été en contact étroit avec quelqu’un qui était symptomatique, alors nous les considérerons comme à faible risque. S’ils ont été en contact étroit, nous les considérerons comme à risque moyen ou élevé. »

À l’origine du foyer : le « patient zéro » identifié

Leo Schilperoord a été identifié comme le « patient zéro » (Facebook).

L’enquête a permis d’identifier le premier passager du navire à avoir été infecté par ce virus rare. Il s’agit d’un citoyen néerlandais nommé Leo Schilperoord. L’origine de sa contamination a été précisément retracée : il avait visité une décharge argentine isolée et infestée de rats en compagnie de sa femme.

Le couple ne se trouvait pas là par hasard. Leur objectif était d’observer des oiseaux rares de Patagonie, connus pour fréquenter ce site. Malheureusement, c’est au cours de cette excursion que Leo Schilperoord est devenu le « patient zéro » de ce foyer épidémique, après avoir contracté l’hantavirus au contact des déjections de rongeurs présents sur le site.

Cet événement met en lumière la source de l’infection : le passage du virus de l’animal à l’homme, un processus qui, dans le cas de cette souche particulière, peut ensuite enclencher une transmission interhumaine.

Le virus des Andes, une souche rare et transmissible

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Le germe en cause dans cette épidémie est connu sous le nom de virus des Andes (ANDV). Il s’agit de la seule forme d’hantavirus capable de se propager d’une personne à une autre, en plus de sa transmission initiale de l’animal à l’homme. Son taux de létalité est particulièrement élevé, pouvant atteindre jusqu’à 50 % des cas. D’autres estimations le situent entre 20 et 40 %.

Selon le microbiologiste Dr Gustavo Palacios, qui s’est exprimé sur CNN, cette souche est extrêmement rare. On ne dénombre que 3 000 cas connus dans toute l’histoire médicale. Une étude a montré que la fenêtre d’infectiosité des patients est d’environ une journée, au moment où la fièvre apparaît. Fait notable, la transmission peut se faire par simple proximité, même brève, avec une personne infectée.

Le virus des Andes se trouve principalement en Amérique du Sud. Il peut provoquer le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), une maladie grave qui s’attaque aux poumons.

Les premiers symptômes à surveiller

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Après une infection par le virus des Andes, les symptômes peuvent mettre du temps à apparaître. La période d’incubation s’étend généralement de une à huit semaines. Les premiers signes de la maladie sont souvent non spécifiques et peuvent être confondus avec ceux d’autres affections.

Voici la liste des premiers symptômes rapportés :

  • Fatigue
  • Fièvre
  • Douleurs musculaires
  • Maux de tête
  • Vertiges
  • Frissons
  • Nausées et vomissements
  • Diarrhée

Il est crucial pour les personnes potentiellement exposées de surveiller l’apparition de ces signes, car une prise en charge précoce est essentielle pour améliorer le pronostic.

L’évolution de la maladie : les signes tardifs

Si la maladie progresse, les symptômes évoluent et se concentrent sur le système respiratoire. Cette deuxième phase correspond généralement au développement du syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), la complication la plus redoutable de l’infection.

Les symptômes tardifs sont beaucoup plus alarmants et indiquent une atteinte pulmonaire sévère :

  • Toux
  • Essoufflement

Cette détresse respiratoire peut rapidement s’aggraver, nécessitant une hospitalisation en soins intensifs. C’est cette attaque virulente contre les poumons qui est à l’origine du taux de mortalité élevé associé à cette souche d’hantavirus.

Selon la source : edition.cnn.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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