Donald Trump fait marche arrière : la Garde nationale quitte Chicago, Portland et Los Angeles
Auteur: Adam David
Un repli stratégique… ou forcé ?

Ça y est, il a fini par lâcher du lest. Mercredi, Donald Trump a annoncé qu’il retirait la Garde nationale de Chicago, de Portland et de Los Angeles. On sentait le vent tourner depuis quelques jours, surtout avec la série de claques juridiques que son administration a reçues récemment sur la légalité de tout ce déploiement.
Bien sûr, fidèle à son habitude sur son réseau Truth Social, le président ne présente pas ça comme une défaite, loin de là. Selon lui, la criminalité a été « considérablement réduite » dans ces villes. C’est sa version des faits. Il en a même profité pour lancer un avertissement, un peu menaçant si vous voulez mon avis : « Nous reviendrons, peut-être sous une forme différente et plus forte, lorsque la criminalité recommencera à augmenter – ce n’est qu’une question de temps! » a-t-il écrit. Comme s’il attendait juste que ça dérape à nouveau pour dire « je vous l’avais bien dit ».
En réalité, ces dernières semaines, la pression était devenue intenable. La Cour suprême avait bloqué le déploiement à Chicago, et des juges fédéraux avaient fait pareil pour Los Angeles et Portland. Disons que ça commençait à faire beaucoup.
Bras de fer juridique et vieille loi de 1878

Pour bien comprendre, il faut revenir un peu en arrière. Ça fait plusieurs mois que Donald Trump a envoyé ces troupes dans des villes dirigées par des démocrates — il y avait aussi Memphis dans le lot — officiellement pour lutter contre le crime et donner un coup de main à la police de l’immigration. Sauf que voilà, les démocrates n’ont jamais avalé la pilule. Ils ont tout de suite crié à la manœuvre autoritaire, accusant le président d’outrepasser ses pouvoirs. Faut dire que la Garde nationale, c’est particulier : elle est normalement sous la double tutelle du président et du gouverneur local.
Trump, lui, n’y est pas allé de main morte mercredi en traitant ces maires et gouverneurs démocrates de gens « très incompétents ». Il a dit qu’il avait du mal à croire qu’ils veuillent leur départ vu les « progrès considérables » réalisés. Enfin… c’est ce qu’il prétend.
Mais le coup de grâce est tombé le 23 décembre. La Cour suprême a jugé que le gouvernement n’avait pas donné de base légale valable pour justifier la présence des soldats à Chicago. Aux États-Unis, on ne rigole pas avec ça : le déploiement n’est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles. Ils ont ressorti le Posse Comitatus Act, une vieille loi de 1878 — oui, ça date pas d’hier — qui interdit formellement d’utiliser des militaires pour des opérations de maintien de l’ordre classique.
La Californie et Newsom : la fin d’une « tactique d’intimidation »

C’est surtout en Californie que ça a chauffé. À la mi-décembre, l’administration Trump avait bien annoncé un retrait partiel, mais c’était… comment dire… un peu de la poudre aux yeux, car une présence « résiduelle » était maintenue. Le bras de fer judiciaire continuait de plus belle. Un juge avait ordonné, toujours à la mi-décembre, de rendre le contrôle de la Garde nationale au gouverneur démocrate, Gavin Newsom.
L’équipe de Trump avait fait appel, évidemment. Mais après la décision de la Cour suprême, leurs chances de gagner sont devenues quasi nulles. Du coup, mercredi matin, quelques heures avant le message de Trump, ils ont esquissé une première reculade en renonçant à demander le contrôle des troupes pendant l’appel.
Gavin Newsom, qui ne porte pas Trump dans son cœur — c’est un euphémisme, vu qu’il se positionne pour 2028 — n’a pas mâché ses mots. Pour lui, cette admission de Trump et des « membres occultes » de son Cabinet marque la fin d’une « tactique d’intimidation illégale ». C’est fort comme langage, non ?
Conclusion : Des « pions politiques » et une démocratie qui tient bon

La réaction la plus cinglante est peut-être venue de Rob Bonta, le procureur général de la Californie. Il a lâché une phrase qui résume bien le sentiment des opposants : « Pendant six mois, les troupes de la Garde nationale de Californie ont été utilisées comme des pions politiques par un président qui veut devenir roi. » Vouloir devenir roi… l’image est parlante.
Il a rappelé un principe de base des fondateurs du pays : la séparation stricte entre les affaires militaires et civiles. L’armée doit rester apolitique, c’est la base. Même si Bonta estime que l’état de droit reste menacé, il s’est réjoui de voir que, pour cette fois au moins, les institutions démocratiques ont tenu bon face à la pression. On peut souffler un peu, je suppose.
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