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L’homme qui avait prédit la crise de 2008 met en garde contre un nouveau risque économique
Crédit: YouTube/WEALTHTRACK

Un avertissement qui fait froid dans le dos

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Dans un contexte mondial où l’optimisme se fait rare, une voix respectée vient de sonner l’alarme. Un homme, qui avait prédit avec justesse la crise financière de 2008, lance aujourd’hui un avertissement inquiétant : quelque chose de pire pourrait être sur le point de se produire. Les tensions actuelles, notamment le conflit entre les États-Unis et l’Iran qui bloque le détroit d’Ormuz, ne font qu’annoncer une hausse généralisée des prix.

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis sont à l’épicentre d’une secousse économique mondiale. On se souvient de l’effondrement de la bulle immobilière américaine qui a déclenché la crise de 2008, un mécanisme complexe que le film The Big Short a su populariser. Aujourd’hui, le fossé entre les plus riches et les plus pauvres n’a peut-être jamais été aussi profond, symbolisé par un Elon Musk en passe de devenir le premier trilliardaire de l’histoire, tandis que les guerres en cours menacent d’aggraver encore ces inégalités.

Les nouvelles poudrières de l’économie mondiale

lanature.ca (image IA)

C’est dans ce climat de tensions géopolitiques que Richard Bookstaber, employé d’un fonds spéculatif (hedge fund) et auteur d’un livre prémonitoire en 2007, estime qu’un danger bien plus grave nous guette. Dans une tribune publiée dans le New York Times, il expose sa vision sans détour : « Nous sommes revenus à une période de risque, une période où abondent les pressions qui ont mené aux grandes crises financières. Cette fois, les risques sont répartis entre les industries, les marchés et les nations : l’intelligence artificielle, le secteur du crédit privé d’environ 2 000 milliards de dollars, les marchés boursiers, Taïwan et maintenant l’Iran. »

Selon lui, le système n’est pas menacé par une seule faille, mais par une accumulation de chocs potentiels. Les factures d’énergie, les produits alimentaires, les transports et les biens ménagers de base : tout devrait devenir plus cher alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran se poursuit. Cette inflation n’est qu’un des symptômes d’un mal plus profond qui pourrait ébranler l’ensemble de l’édifice financier.

L’Iran, l’énergie et l’effet domino sur l’IA

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Le conflit au Moyen-Orient n’est pas qu’une question de diplomatie ou de coût du pétrole. Richard Bookstaber, aujourd’hui âgé de 76 ans, établit un lien direct et inattendu avec l’un des secteurs les plus en vogue du moment : l’intelligence artificielle. Son analyse est limpide. « Un choc énergétique dû au conflit, qui augmente le coût de l’électricité ou en restreint l’approvisionnement, affecte directement les centres de données et la production d’IA », explique-t-il.

Autrement dit, la guerre a des conséquences très concrètes sur la capacité de l’industrie technologique à fonctionner. Les fermes de serveurs qui alimentent les intelligences artificielles sont extrêmement gourmandes en énergie. Une crise énergétique pourrait donc paralyser ce secteur en pleine expansion, avec des répercussions économiques en cascade sur toutes les entreprises qui en dépendent.

Taïwan : le talon d’Achille technologique mondial

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L’expert en finance va plus loin en dessinant un scénario encore plus alarmant. Il prévient que la focalisation militaire américaine sur l’Iran pourrait créer une opportunité idéale pour la Chine de passer à l’action contre Taïwan. Jusqu’à présent, seule une forte présence de l’armée américaine dans la région a dissuadé Pékin d’une telle manœuvre.

Si ce scénario venait à se concrétiser, l’impact sur les entreprises liées à l’IA et à la technologie en général serait dévastateur. La raison est simple et tient en un chiffre saisissant : une seule entreprise taïwanaise fournit plus de 50 % des puces informatiques dans le monde. Une invasion ou un blocus de l’île paralyserait instantanément une part colossale de la production technologique mondiale, des smartphones aux voitures en passant par les serveurs d’IA.

Un système plus fragile qu’en 2008 ?

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Pour Richard Bookstaber, la combinaison de ces différents facteurs pourrait causer des dommages sans précédent à l’économie mondiale. La véritable menace ne vient pas d’un problème isolé, mais de leur interconnexion. « Notre système financier actuel ne s’effondre pas parce qu’un seul élément tourne mal. Il s’effondre parce que différents chocs se propagent à travers la même structure et de manières difficiles à anticiper », écrit-il.

Cette dynamique rend la crise potentielle particulièrement dangereuse. « Quand quelque chose finit par mal tourner, cela se propage plus vite qu’on ne peut le contenir. » Il conclut avec une pensée qui donne à réfléchir sur la nature même du danger. Selon lui, le système financier d’aujourd’hui pourrait être encore plus vulnérable qu’en 2008, car la nature du risque a changé.

« Les risques physiques liés à l’Iran, à Taïwan et au boom de l’IA remplacent les types de risques financiers qui ont précédé 2008 », affirme-t-il. Avant d’ajouter : « Je préférerais n’importe quand le risque financier. Le risque financier ne fait que déplacer les prix. Le risque physique, lui, déplace le monde. »

Selon la source : firstpost.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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